vendredi 28 mai 2010

La mort intime de Marie de Hennezel



Aux éditions Robert Laffont(Existe en livre de poche)

On perd tous des êtres chers, de mort naturelle, brutale ou de maladie… La mort fait partie de la vie et surtout elle est douloureuse pour ceux qui restent.
Comment continuer son chemin lorsqu’un être nous manque, lorsque sa présence ne fera plus partie de notre paysage, lorsque seul le vide répond à notre attente. On nous dit souvent qu’il faut faire le deuil, c’est vrai, même si ce terme est douloureux. On ne fait jamais vraiment le deuil d’une personne qu’on a aimé, on apprend à apprivoiser ce manque…
Alors ce livre ne parle pas de ceux qui restent mais de ceux qui partent, et au travers de tous ces témoignages un voyage intérieur commence sur soi, sur les autres, l’émotion toujours là, les larmes jamais loin. Il y a une telle force dans ce livre qu’inévitablement elle s’insinue en nous…

Un livre profond qui m’a touchée et apaisée en même temps…

Un passage du livre :
« La vie m’a appris trois choses : la première est que je n’éviterai ni ma mort ni celle de mes proches. La deuxième est que l’être humain ne se réduit pas à ce nous voyons ou croyons voir. Il est toujours infiniment plus grand, plus profond que nos jugements étroits ne peuvent le dire. Il n’a, enfin, jamais dit son dernier mot, toujours en devenir, en puissance de s’accomplir, capable de se transformer à travers les crises et les épreuves de sa vie ».

4ème de couverture :

« Comment mourir ? Nous vivons dans un monde que la question effraie et qui s’en détourne. Des civilisations, avant nous, regardaient la mort en face. Elles dessinaient pour la communauté et pour chacun le chemin du passage. Elles donnaient à l’achèvement de la destinée sa richesse et son sens. Jamais peut-être le rapport à la mort n’a été si pauvre qu’en ces temps de sécheresse spirituelle où les hommes, pressés d’exister, paraissent éluder le mystère… Ce livre est une leçon de vie. La lumière qu’il dispense est plus intense que bien des traités de sagesse. » François Mitterrand

En savoir plus sur l’auteur, Marie de Hennezel, psychologue.

Son site.

1 commentaire:

Florence D a dit…

"Chapeau bas" aux gens qui s'occupent et travaillent dans ces centres de soins palliatifs, encore trop peu nombreux.
Ce livre est très beau, plein d'émotion, il marque, fait réfléchir et apaise, c'est vrai.