lundi 14 avril 2014

Champs de colza

Impossible d'échapper actuellement au jaune répandu à perte de vue... Depuis quelque temps, le soleil est partout, dans le ciel et dans les champs :-)







dimanche 13 avril 2014

The Grand Budapest Hotel




Film réalisé par Wes Anderson avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, Mathieu Amalric, Adrien Brody, Willem Dafoe, Saoirse Ronan, Edward Norton …

Un film à voir, pour son histoire, son côté burlesque et décalé, ses talentueux acteurs (avec entre autres, Ralph Fiennes, l’inoubliable héros du Patient Anglais ou encore Adrien Brody magnifique interprète du très émouvant film Le Pianiste), le tout saupoudré d’un humour très proche des comédies du cinéma muet.

Dépaysement garanti…


Synopsis

Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre deux guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. La recherche d’un tableau volé, œuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au cœur de la vieille Europe en pleine mutation.

jeudi 10 avril 2014

J’ai perdu mon âme…




Un jour j’ai perdu mon âme.
Je ne ressentais plus rien,
Comme si le mot « sentiment » avait été effacé de ma mémoire.
Je me faisais l’effet de dériver sur un radeau, au milieu de nulle part !
Plus rien ne comptait
Plus rien n’existait.
Peut-être avais-je été une guerrière et tué pour ne pas mourir.
Et peut-être que j’attendais une sorte de rédemption pour renaître,
Pour vivre et ressentir à nouveau des émotions.
Pourquoi étais-je si vide à l’intérieur de mon corps ?
Est-ce qu’un trop plein de souffrance peut réduire l’état de conscience à un simple instinct de survie ?
Un jour j’ai perdu mon âme.
Je l’ai abandonnée sur la Terre
Car je n’étais pas digne de la porter.
Malgré sa légèreté elle était devenue un vrai fardeau.
Qu’avais-je fait de bien envers autrui pour la mériter ?
Un jour j’ai perdu mon âme
Pour la sauver d’elle-même…

Texte © Marie-Laure Bigand - 09/04/2014

Nota : Petit texte écrit après avoir entendu le témoignage d’un homme qui a commis de terribles assassinats au Rwanda en 1994. Il racontait qu’il partait le matin, comme d’habitude, mais qu’au lieu d’aller travailler dans les champs il allait tuer les gens autour de lui : enfants, femmes, personnes âgées, et que le soir il rentrait chez lui ! Il estimait qu’après avoir purgé une peine de onze ans de prison il avait payé sa dette… À aucun moment il n’a exprimé le moindre regret sur ce qu’il a fait… Non, pour lui, à ce moment-là, c’était un travail qu’il accomplissait avec une véritable conscience professionnelle !

lundi 7 avril 2014

Les Fidélités de Diane Brasseur






Le  narrateur nous emmène dans ses interrogations par rapport à la double vie qu’il mène depuis plus d’un an. Il se prête à une analyse intérieure sur cette situation qui, après une année où il s’est fondu dans cette double vie sans aucun problème, lui pèse soudainement…
Réussira-t-il à faire un choix ?

Une analyse très fine sur l’amour qui ne dénonce rien, mais constate tout simplement…

4e de couverture

« J’ai une double vie depuis un an.
J’ai glissé dans cette situation sans opposer de résistance.
Je passe la semaine avec Alix à Paris et je retrouve ma femme et ma fille le week-end à Marseille.
Quand je suis heureux je n’ose plus bouger. Je me fais penser au chien de ma grand-mère qui se transformait en statue quand le chat le léchait.
Qu’est-ce que j’attends ?
Qu’on prenne une décision à ma place ?
Un drame ? »

Quelques heures avant de partir à New York fêter Noël en famille, un homme de 54 ans s’enferme dans son bureau pour faire un choix : quitter sa femme ou sa maîtresse.

vendredi 4 avril 2014

Les lieux désaffectés...

racontent une histoire. Ils possèdent le charme d'un temps passé, emprisonnés, tel le château de La Belle au bois dormant, d'une végétation libre d'exister.
En mettant mes pas dans de tels lieux je me plais à imaginer qu'un jour d'autres pas les ont foulés... Qui étaient ces gens, que faisaient-ils de leur vie ?
Le temps d'une balade photographique, je me suis sentie proche d'eux, sans les connaître...








mardi 1 avril 2014

Pas de mer à l’horizon…



Elle n’a jamais vu la mer
Pourtant elle en imagine les contours,
Comme des bras qui la protégeraient.

Elle n’a jamais vu la mer
Par peur d’y noyer son chagrin
Et ne plus se souvenir de son nom…

Elle veut garder la douleur du manque,
Au fond d’elle,
Pour ne pas oublier qu’elle est vivante
Pour ne pas l’oublier, lui…

Elle n’a jamais vu la mer
Parce que lui seul savait la décrire.

Elle n’a jamais vu la mer
Pour garder intact l’image qu’elle s’est créée à travers lui…

Texte © Marie-Laure Bigand