mardi 14 avril 2015

Pardonnable, impardonnable de Valérie Tong Coung




Aux éditions JC Lattès

Après l’atelier des miracles, la talentueuse écrivaine revient avec un livre très sensible, au style parfait.

C’est toute une famille qui explose tandis qu’un enfant, Milo, grièvement blessé après une chute à vélo, végète sur son lit d’hôpital.
Autour de lui vont s’affronter ses parents et sa grand-mère. Car face à un tel drame, les faux-semblants ne peuvent plus perdurer. Sa tante adorée, Marguerite, fera les frais de cette haine palpable qui ne demande qu’à sortir. Elle sera celle que l’on montre du doigt, c’est si simple d’avoir une coupable toute trouvée…
Seulement, il y a en jeu la vie d’un enfant, et son mutisme va obliger chacun à prendre, enfin, ses responsabilités.

Un roman captivant qu’il est difficile de lâcher une fois entre les mains.

 4e de couverture

Un après-midi d’été, alors qu’il se promène à vélo sur une route de campagne, Milo, douze ans, chute et se blesse grièvement.
Ses parents Céleste et Lino et sa grand-mère, Jeanne, se précipitent à son chevet. Très vite, chacun va chercher les raisons de l’accident. Ou plutôt le coupable. Qui était avec lui ce jour-là ? Pourquoi Milo n’était-il pas à sa table, en train de faire ses devoirs, comme prévu ?
Tandis que l’angoisse monte autour de l’état de Milo resurgissent peu à peu les rapports de force, les mensonges et les petits arrangements qui sous-tendent cette famille. L’amour que chacun porte à l’enfant ne suffira pas à endiguer la déflagration. Mais lorsque la haine aura tout emporté sur son passage, quel autre choix auront-ils pour survivre que de s’engager sur le chemin du pardon ?
Un roman choral qui explore la difficulté à trouver sa place au sein du clan, les chagrins et la culpabilité, mais aussi et surtout la force de l’amour sous toutes ses formes.

samedi 11 avril 2015

Suite Française





Film britannique, français, belge de Saul Dibb.
Avec Michelle Williams, Kristin Scott Thomas, Matthias Schoenaerts…
(Film tiré du roman d’Irène Némirosvsky, morte en déportation en 1942)


La guerre, avec toute son horreur, et au milieu une histoire d’amour impossible, mais le film est loin de se centrer uniquement sur cet amour-là, d'où son intérêt et sa subtilité.
L’histoire se passe dans un petit village, durant l’occupation en 1940.
Ce film analyse avec finesse les rapports humains et les réactions des uns et des autres devant une situation compliquée.
Un très bon film, campé par d’excellents acteurs.

A voir

Synopsis :

Été 1940. France. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’œil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

mercredi 8 avril 2015

Il y a eu…





Il y a eu ces jours
Où je t’ai écrit dans des matins gris,
Lorsque la brume ne semblait pas vouloir décoller du sol
Et transformait le paysage
En ombres fantomatiques.
Tout paraissait alors triste et flou.

Il y a eu ces jours
Où je t’ai écrit dans des matins bleus,
La lumière donnait des ailes à mon envie d’évasion
Je rêvais de te rejoindre,
En abandonnant derrière moi quelques empreintes
Pour les retrouver si un jour je revenais.

Il y a eu ces jours incertains
Où le ciel oscillait entre gris clair et gris foncé.
Mes mots se perdaient dans les bleus de mon âme
Je t’écrivais des pages blanches
Dans l’espoir que tu les remplisses.

Et puis il y a eu ces jours
Où je ne t’ai plus écrit.
Ton absence était devenue plus supportable.
Simplement, le soleil et les étoiles n’avaient plus le même éclat…

Texte © Marie-Laure Bigand

lundi 6 avril 2015

Émission de radio les Mots Migrateurs






Vous êtes tous invité(e)s à écouter la 112e émission Les Mots Migrateurs 
ce mardi 7 avril de 22 h à 23 h 30 sur radio RGB 99.2 FM 
ou en streaming sur Internet à l'adresse www.radiorgb.net 

Rediffusion les mercredis 8 et 22 avril de 14 h 30 à 16 h

Vous pourrez ensuite écouter l'émission sur www.motsmigrateurs.fr.

Au menu de cette 112e édition 

Sculpture et littérature
Alberto Giacometti
Charles Juiliet

Chanson
Les Cowboys Fringants
Album La Grand-Messe
Hannah

Pastiches et anagrammes
Anne Trotereau et Philippe Dumas
Portraits devinettes d’auteurs illustres
Livre Jeunesse – Éditions L’École des Loisirs.

Invitée
Malika Fecih, habitante d’Herblay et auteur de son premier roman :
Souad n’est plus aux éditions Riveneuve.

Émission réalisée par V. Gabralga
Animation : Philippe Raimbault et Marie-Laure Bigand

Mots Migrateurs : C'est aussi un collectif d'écrivains.
Retrouvez-nous sur www.motsmigrateurs.fr


L’émission Mots Migrateurs fête ses 10 ans !
Première émission en mars 2005…



dimanche 5 avril 2015

L’écrivain de la famille de Grégoire Delacourt





Aux éditions J.C. Lattès

Parce qu’il écrit quelques mots qui riment, Édouard, alors âgé de sept ans, se voit porter sur ses épaules le rôle d’écrivain de la famille… Seulement, en  a-t-il réellement les capacités ? Cette « décision » lui colle à la peau, tandis que le couple que forme ses parents se désunit peu à peu…
Ce destin tout tracé le conduira vers une histoire d’amour qu’il ne choisit pas et qui se terminera en naufrage.
Réussira-t-il à prendre sa vie en mains sans que personne ne choisisse à sa place ?
Et si ses parents, en vieillissant, lui apportaient ce roman qu’il n’a pas su écrire jusqu’à présent…

Avec ce premier roman, sensible, Grégoire Delacourt signait là ce qui ferait de lui un écrivain reconnu.


 4e de couverture

À sept ans, Édouard écrit son premier poème. Trois rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l’écrivain de la famille. Mais à neuf, il découvre le sens de « déchéance ». Les mots ne lui viennent plus. Les années passent. Il assiste à la lente décomposition de sa famille et court toujours derrière l’amour que son poème, autrefois, suscita. Il écrit, écrit, mais le destin que les autres vous choisissent n’est jamais tout à fait le bon. Édouard n’a pas de talent. Sauf dans la publicité où les mots futiles valent de l’or. Pas pour ce grand roman qu’il s’est juré d’écrire. N’ayant pas su trouver les mots qu’on attendait de lui, Édouard, l’écrivain de la famille, vit dans l’échec et le dégoût de soi. Alors quand la beauté de sa mère se fane, quand son frère-oiseau meurt tragiquement, quand le cœur de sa sœur devient pierre et que son père disparaît dans ses silences, il prend la plume pour écrire l’histoire de ceux qu’il aime. Mais surtout pour en changer la fin.