samedi 25 avril 2020

« Se réjouir de la fin » d’Adrien Gygax



Aux éditions Grasset

Ce court récit raconte la fin de vie d’un vieux monsieur au travers d’un lâcher-prise qui s’opère pour laisser place à la contemplation.

Grâce à ce lâcher-prise et la certitude de partir de l’autre côté, ne subsiste alors plus que le merveilleux.

Porter un regard derrière soi n’est pas douloureux, au contraire !

Chacune des pages est rythmée par une écriture poétique…

« Ainsi va la fin de ma vie. Elle va vers le plus merveilleux des détachements. »

« Seuls m’intéressent maintenant la couleur du ciel, celle des fleurs, la sensation de l’eau sur ma vieille peau, l’envol d’un oiseau. Voilà la profonde satisfaction de ne pas se sentir concerné : avec le temps, tout finit par s’évanouir dans un désintérêt d’une abyssale beauté. »


4e de couverture :

 

On sait peu de choses de l'homme qui écrit ces lignes, qui évoque son histoire, ses rencontres, ses joies et la satisfaction qu'il ressent à voir sa vie se terminer. Ou plutôt, on sait ceci, annoncé d’emblée : « Ce texte a été découvert dans les affaires personnelles d’un résident de la maison de retraite. Il l’aurait rédigé entre son entrée et le 22 janvier 2019, date de son décès ». Depuis le lieu qu'il habite désormais, il voue ses heures à une puissante contemplation des beautés et des douceurs qui l'entourent. Il débusque les instants de bonheur dans les détails le plus futiles, se réjouit de dessiner comme un enfant, de ne plus avoir à changer d'avis, de recevoir du courrier, de faire le sourd, d’être au bout de ses peines ou de garder des secrets… Chaque court chapitre est l'occasion d'un effarement, d'une allégresse ou d'une douce mélancolie.
Un roman délicat et tendre, qui est aussi une méditation sur la vie, le temps, la nature.

mardi 21 avril 2020

« Comme toi » de Lisa Jewell



Aux éditions Hauteville

Difficile de lâcher ce livre une fois entre les mains.
J’ai particulièrement aimé la construction de ce thriller qui nous tient en haleine tout au long du récit.

Une histoire très sombre, heureusement éclairée par la présence de cette maman en quête de vérité.

Un moment palpitant rythmé par une belle écriture.


4e de couverture :

 

Ellie a disparu à l'âge de quinze ans. Sa mère n'a jamais réussi à faire son deuil, d'autant plus que la police n'a retrouvé ni le coupable ni le corps. Dix ans plus tard, cette femme brisée doit pourtant se résoudre à tourner la page. C'est alors qu'elle fait la connaissance de Floyd, un homme charmant, père célibataire, auquel elle se lie peu à peu. Mais lorsqu'elle rencontre la fille de celui-ci, Poppy, âgée de neuf ans, le passé la rattrape brutalement : cette fillette est le portrait craché de sa fille disparue...

« Dire merci » - Message de soutien du Ballet de l'Opéra national de Paris

vendredi 17 avril 2020

Océan d'amour



Le courant t'emporte
J'ai beau te serrer fort
La vie s'acharne encore
Nos corps qui se balancent
Du mors, je contredanse
Et dans ce cœur à cœur
Notre amour fou se meurt
Se meurt
Sous les étoiles, j'entends ta voix
Crier tout bas
Mes mains se perdent, dans ce feu tiède
C'est informel
La scène est belle
Je ne te quitte plus
Ça c'est bien moi
De cracher
Le courant t'emporte
J'ai beau te serrer fort
La vie s'acharne encore
Nos corps qui se balancent
Du mors, je contredanse
Et dans ce cœur à cœur
Notre amour fou se meurt
Se meurt
Comme des enfants, on jette des mots
Au fond de l'eau
On sort, on veille
On s'émerveille
Les mois

samedi 11 avril 2020

Ben Mazué, Pomme - J'attends (Session acoustique) ft. Pomme




C'est entièrement de ma faute, saches-le ça, si
Nous deux ça chancelle souvent
Non ça n'est pas de ta faute saches-le ça si
Nous deux ça tangue de temps en temps
J'aimerais tant que ça marche que je ne te dis pas tout
Pour que tu me reviennes heureuse
J'aimerais tant que ça marche que je ne te dis pas tout
Mais j'ai jamais cessé d'être amoureuse
Alors j'attends que la vie passe, que le temps fasse son effet
J'ai peur quand j'y pense, d'oublier qui j'étais mais
J'attends, j'attends
J'attends, j'attends, j'attends
De mon espoir qu'il se décide
Maintenant, à prendre les choses en main
J'attends, j'attends
J'attends, j'attends, j'attends
De moi que je m'évanouisse devant ce qui m'attends pour demain
On retiendra de notre ambition qu'elle était digne
Avec un soupçon d'utopie
On retiendra de notre passion qu'elle était fine
Pas du genre de celles qui détruisent
J'aimerais tant que ça marche
Que je m'habituerai
À remettre mon titre en jeu
J'aimerais tant que ça marche
Que je recommencerai s'il fallait
Même si je pense qu'on peut faire encore mieux
Alors j'attends que la vie passe
Que le temps fasse son effet
J'ai peur quand j'y pense, de m'éroder, de m'user
J'attends, j'attends
J'attends de mon espoir qu'il se décide
Maintenant, à prendre les choses en main
J'attends, de ton désir qu'il réussisse
J'attends, de nos enfants qu'ils s'épanouissent
J'attends, de moi, que je m'évanouisse devant ce qui m'attend pour demain
J'attends, de ton envie qu'elle ressuscite
J'attends, de ta colère qu'elle se dissipe
J'attends, de mon espoir qu'il se décide maintenant à prendre les choses en main
J'attends, de ton désir qu'il réussisse
J'attends, de nos enfants qu'ils s'épanouissent
J'attends, de moi, que je m'évanouisse devant ce qui m'attend pour demain