mardi 23 février 2021

« Le dernier inventeur » d’Héloïse Guay de Bellissen

 


 Aux éditions Robert Laffont

L’auteure rencontre Simon Coencas qui a fait partie des quatre jeunes gens ayant découvert la grotte de Lascaux en septembre 1940.

Au fur et à mesure des entretiens, un lien affectueux se tisse entre cet homme et l’auteure, si respectueuse de cette vie que Simon lui livre.

« Ce que me donne Simon, sa parole offerte, ses souvenirs, tout, cette forme d’offrande pure, si j’y pense trop, ça me fout en l’air. Ses mots, ce sont des cadeaux qu’il m’offre, et moi je dois en faire de l’écriture, dessiner une frise de Simon. Lui poser des questions, de plus en plus intimes, c’est difficile, mais je m’y oblige en me rappelant ce qu’il m’avait dit lors de notre première rencontre : "C’est bien quand on parle, parce que ça sort."

Un livre délicat et sensible qui, une fois refermé, nous donne l’envie à nous aussi de rencontrer Simon.

À découvrir…

 4e de couverture :

C'est l'histoire d'un homme entré dans l'Histoire car il a découvert Lascaux à treize ans et que la même Histoire a voulu anéantir. Réduire en poussière.

 « Aujourd'hui, c'est le dernier des quatre copains de Montignac encore en vie. Le dernier inventeur, Simon. Quand je quitte son appartement, sur le palier, il me dit "la grotte elle est là' en me désignant son crâne, "elle est dans ma tête'. Dans l'ascenseur, je prends conscience que je viens de rencontrer une autre grotte. La grotte intérieure d'un petit garçon de quatre-vingt-onze piges qui vient de se rouvrir. Je ne sais toujours pas pourquoi Lascaux m'a emmenée vers une autre cavité, mais au fond c'est cette découverte-là que j'attendais. La vie de Simon Coencas sur une paroi, que j'allais calquer comme l'avaient fait avant moi les préhistoriens avec les dessins de Lascaux. »

Le Dernier Inventeur est une œuvre unique, plongée dans l'Histoire et dans l'âme d'un homme, enquête sur le mystère de l'art préhistorique, réflexion poétique sur l'enfance, la beauté et le mal.

dimanche 7 février 2021

« Belladone » d’Hervé Bougel

 


Aux éditions Buchet Chastel

Les souvenirs d’une enfance écorchée s’inscrivent au fil des pages de ce livre.

Un récit puissant tant par l’histoire que par les mots !

Hervé Bougel a le don et le ton juste pour raconter le vécu.

4e de couverture : 

C’est le début de l’été et la toute fin des années 60, dans une ville morne des Alpes. Une montagne surplombe l’agglomération. À son sommet, une énorme statue de la Vierge veille sur la vallée.

Un petit garçon observe sa famille et s’interroge : son père avale régulièrement tous ses cachets de Belladone ; sa mère est autoritaire, son frère aîné est une véritable brute et sa petite sœur est réduite au silence. Comment s’échapper de cet univers étouffant ? Par où fuir ?

Dans ce court roman noir écrit au cordeau, Hervé Bougel agite des ombres et explore les chemins de l’enfance.

mardi 2 février 2021

Promotion de février

 

La version numérique de Sur la route de ses rêves 
en promotion durant tout le mois de février à 

2,49 €

À télécharger sur toutes les plateformes :

 Amazon

Kobo

Leclerc ebook

etc.

 4e de couverture :

 

Cyril découvre dans un chantier une valise abandonnée depuis près de 5 ans.

Un peu perdu dans sa vie, il décide de partir à moto jusqu'en Normandie pour livrer lui-même cet objet à Gabrielle, sa propriétaire. Celle-ci n'est pas la vieille dame à laquelle il s'attendait, mais une jeune correctrice de romans à qui sa grand-mère, dont elle ne soupçonnait pas l'existence, a laissé un témoignage poignant de sa vie : des objets de modiste et un Journal d'espérance.

Débute alors un dialogue émouvant entre cette grand-mère si tendre qui conte sa vie depuis son enfance dans le Cotentin, et la jeune femme qui va, pour essayer de la comprendre et de la rejoindre, parcourir la "route de ses rêves"…

Un roman qui fait du bien, à dévorer sans modération ! 

samedi 30 janvier 2021

« Le tatoueur d’Auschwitz » de Heather Morris

 


Aux éditions J’ai lu

Traduit de l’anglais par Jocelyne Barsse

La lecture de ce livre est difficile.

Comment pourrait-elle ne pas l’être ! L’action se déroule dans le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau à partir d'avril 1942...

On est au cœur de l’horreur, et pourtant ce roman est magnifique…

Dans un lieu où hommes et femmes sont réduits à un numéro tatoué sur leur bras, où survivre dépend uniquement du bon vouloir de ceux qui ont le pouvoir, deux jeunes gens, Lale et Gita, vont se rencontrer, s’aimer, et résister coûte que coûte à cet enfer, entourés de quelques véritables amis.

Ils resteront trois longues années dans ce camp où l’insupportable côtoie le mince espoir de s’en sortir un jour... Lale n’en a-t-il pas fait la promesse à Gita ?

C’est au crépuscule de sa vie que Lale livrera ce qu’il a vécu, pour que son histoire et celle de Gita ne sombrent pas dans l’oubli.

Un témoignage bouleversant…

 4e de couverture : 

L’histoire vraie d’un homme et d’une femme qui ont trouvé l’amour au cœur de l’enfer.

 

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.

 

Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita, et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour.

 

Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale fait une promesse à Gita : un jour, ils seront libres et heureux de vivre ensemble.


vendredi 22 janvier 2021

« La brodeuse de Winchester » de Tracy Chevalier

 


 Aux éditions Quai Voltaire

 Traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff

J’ai beaucoup aimé ce livre qui se passe durant la période de l’entre-deux-guerres.

La Première Guerre a laissé nombre de femmes seules. C’est le cas de Violet qui a perdu un frère et son fiancé. À 38 ans, elle vit avec sa mère dont elle subit le caractère acariâtre, jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et décide de partir à 20 kilomètres de là pour prendre sa vie en main.

Dactylo, elle loge chez Mrs Harvey avec deux autres pensionnaires féminines.

Malgré une situation précaire, la jeune femme va résister. Elle va surtout entrer dans deux mondes qui lui étaient jusque-là inconnus : la broderie et les sonneurs de cloche.

Au fil des pages, Violet, qui ne manque pas de courage, va s’affirmer dans une époque où il est bien difficile pour une femme d’être célibataire même si ce n’est pas de son fait.

Il faut souligner le remarquable travail de recherche de l’auteure sur les brodeuses de Winchester et sur l’art campanaire.

Un très bon moment de lecture.

 4e de couverture :

 Winchester, 1932. Violet Speedwell, dactylo de trente-huit ans, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis que la guerre a décimé toute une génération de fiancés potentiels. "Femme excédentaire", voilà l'étiquette qu'elle ne se résigne pas à porter, à une époque où la vie des femmes est strictement régentée. En quittant une mère acariâtre, Violet espérait prendre son envol, mais son maigre salaire lui permet peu de plaisirs et son célibat lui attire plus de mépris que d'amis. Le jour où elle assiste à un curieux office à la cathédrale, elle est loin de se douter que c'est au sein d'un cercle de brodeuses en apparence austère - fondé par la véritable Louisa Pesel - qu'elle trouvera le soutien et la créativité qui lui manquent. En se liant d'amitié avec l'audacieuse Gilda, Violet découvre aussi que la cathédrale abrite un tout autre cercle, masculin cette fois, dont Arthur, sonneur de cloches, semble disposé à lui dévoiler les coulisses. À la radio, on annonce l'arrivée d'un certain Hitler à la tête de l'Allemagne.

dimanche 17 janvier 2021

« Peau d’Homme » de Hubert et Zanzim

 

Aux éditions Glénat – Bande dessinée

Une histoire originale qui parle de la place des femmes dans la société italienne durant la Renaissance.

Bianca, jolie demoiselle, est sur le point d'épouser un homme qu'elle ne connaît pas. Grâce à un vêtement très particulier transmis par les femmes de sa famille, une peau d'homme, elle va pouvoir explorer ce monde qui lui est inconnu. Au fil de ses escapades, elle va s’émanciper dans sa manière de penser et de voir les choses.

Un bel album que j’ai pris grand plaisir à parcourir…

4e de couverture :

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité.

La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête folle et ardente de l’amour.


mardi 5 janvier 2021

Promotion de janvier

 


La version numérique de L’Appel du vent en promotion durant tout le mois de janvier à 1,49 €.

 À télécharger sur toutes les plateformes :

 . Amazon

. Kobo

. Leclerc ebook

. etc.

 4e de couverture :

 Kirsty, guide touristique au sein d’une distillerie écossaise, vit depuis toujours sur l’île d’Islay, façonnée par les humeurs de l’océan Atlantique et la fabrication ancestrale de ses whiskies tourbés.

Denis, la cinquantaine, rongé par la maladie et un passé qu’il a tenté en vain d’oublier, va déposer, entre des mains bienveillantes, un testament particulier, avant de disparaître.

Cet aveu va bouleverser et lier le destin de trois femmes, les obligeant à affronter leur propre passé.

Quel drame, quels liens mystérieux relient encore Denis et l’île de l’archipel des Hébrides, balayée par les vents ?

Avec ce septième roman, Marie-Laure Bigand nous entraîne dans une aventure humaine et pleine d’émotions, où la part des anges se mêle subtilement aux senteurs du grand large… 

vendredi 4 décembre 2020

« Et que durent les moments doux » de Virginie Grimaldi

 


Aux éditions Fayard

Dans ce roman plein de douceur on suit deux femmes, l’une s’appelle Lili, l’autre Élise.

Le bébé de Lili est une enfant prématurée. Lili vit suspendue au souffle de sa fille, placée en néonatologie. 

Les enfants d’Élise ont quitté le nid familial. Élise doit apprendre à vivre sans eux. Divorcée, elle se retrouve dans un appartement qui lui paraît soudain trop vide.

On passe de l’une à l’autre tout en se demandant à quel moment ces deux femmes vont se rencontrer...

Un bon moment de lecture.

Autre livre lu de cette auteure : Il est grand temps de rallumer les étoiles.

4e de couverture :

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.

L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.

L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.