samedi 25 avril 2020

« Se réjouir de la fin » d’Adrien Gygax



Aux éditions Grasset

Ce court récit raconte la fin de vie d’un vieux monsieur au travers d’un lâcher-prise qui s’opère pour laisser place à la contemplation.

Grâce à ce lâcher-prise et la certitude de partir de l’autre côté, ne subsiste alors plus que le merveilleux.

Porter un regard derrière soi n’est pas douloureux, au contraire !

Chacune des pages est rythmée par une écriture poétique…

« Ainsi va la fin de ma vie. Elle va vers le plus merveilleux des détachements. »

« Seuls m’intéressent maintenant la couleur du ciel, celle des fleurs, la sensation de l’eau sur ma vieille peau, l’envol d’un oiseau. Voilà la profonde satisfaction de ne pas se sentir concerné : avec le temps, tout finit par s’évanouir dans un désintérêt d’une abyssale beauté. »


4e de couverture :

 

On sait peu de choses de l'homme qui écrit ces lignes, qui évoque son histoire, ses rencontres, ses joies et la satisfaction qu'il ressent à voir sa vie se terminer. Ou plutôt, on sait ceci, annoncé d’emblée : « Ce texte a été découvert dans les affaires personnelles d’un résident de la maison de retraite. Il l’aurait rédigé entre son entrée et le 22 janvier 2019, date de son décès ». Depuis le lieu qu'il habite désormais, il voue ses heures à une puissante contemplation des beautés et des douceurs qui l'entourent. Il débusque les instants de bonheur dans les détails le plus futiles, se réjouit de dessiner comme un enfant, de ne plus avoir à changer d'avis, de recevoir du courrier, de faire le sourd, d’être au bout de ses peines ou de garder des secrets… Chaque court chapitre est l'occasion d'un effarement, d'une allégresse ou d'une douce mélancolie.
Un roman délicat et tendre, qui est aussi une méditation sur la vie, le temps, la nature.

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