mardi 14 janvier 2014

Ombre d’amour





J’entends encore le bruit de tes pas sur l’asphalte,
Tandis que le lever du soleil teinte les nuages arabesques d’un camaïeu rose, me ramenant à d’autres matins, ceux qui n’appartenaient qu’à nous.
Il me semblait alors que rien de grave ne pourrait jamais arriver…
Nos cœurs, gonflés d’amour, débordaient de nous, nous enveloppant de lumière. 
L’amour rend beau dans le regard de l’autre –
Et nos mains, unies l’une à l’autre, accordaient nos corps dans un même balancement.
Nos ombres, échouées sur le sol, se rejoignaient et s’emmêlaient jusqu’à devenir une ligne continue.
Elles s’aimaient indépendamment de nous.
J’ai longtemps cherché ton ombre, mais c’était toujours le vide qui chevauchait aux côtés de la mienne, toute bancale d’avoir perdu son âme sœur.
Parfois, je te sens si présent, que je ferme les yeux, persuadée que tu seras devant moi lorsque je les ouvrirai.
C’est peut-être à cet instant-là que je ressens le plus la force de ton amour déposé au creux de moi en fragrances indélébiles.
Aujourd’hui je sais qu’il me faut avancer sans toi…
Rien ne ressemble jamais à ce que l’on a imaginé ; seuls les souvenirs se façonnent au temps.

Texte © Marie-Laure Bigand

1 commentaire:

Michel Pierron a dit…

L'amour c'est des doigts qui se croisent se décroisent par des mains unies qui espérent ne jamais se défaire
L'amour c'est un regard qui se tend pour un regard qui s'éprend et qui s'aiment silencieusement