vendredi 13 janvier 2012

À l’orée des cœurs




Comme une trêve,
Les chagrins se sont déposés à l’orée de nos cœurs.
Face à l’immensité de la mer, les battements s’allègent.
Nos mains unies nous racontent des histoires d’autrefois
Celles des temps heureux,
Avant que ton âme se déchire et se disloque…
Face à ton regard en souffrance, je sens l’impuissance me gagner.
Alors j’attire à nous l’horizon
Qui sait ce que nous y trouverons derrière ?
Nous pourrions aussi partir chacune de notre côté
Et marcher jusqu’à ce que nous nous retrouvions.
La terre étant ronde, il y aurait forcément un endroit où nous rejoindre.
En traversant des déserts, des plaines, des océans, des forêts, des montagnes,…
Nos routes croiseraient d’autres vies, d’autres peines, d’autres joies.
Le temps finirait bien par nous ouvrir ses portes
Comme un baume.

Texte © Marie-Laure Bigand

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