jeudi 9 octobre 2014

Une vie à soi de Laurence Tardieu





Aux éditions Flammarion

 Il faut parfois une main tendue pour sortir de la léthargie dans laquelle la vie peut nous propulser à certains moments : un mal sournois, parce qu’intérieur… Pour Laurence Tardieu cette main tendue viendra de la photographe Diane Arbus. Elle ne sait rien d’elle… Simplement, un jour, ses pas la conduisent vers le Jeu de paume dans les jardins des Tuileries où les œuvres de Diane Arbus sont exposées… Pour l’écrivaine c’est un choc, une révélation. Elle n’aura, dès lors, de cesse de connaître la vie de Diane Arbus dans les moindres détails, et fera très rapidement un parallèle avec sa propre vie…

Un livre magnifique et émouvant dans la quête de soi où, comme toujours, avec Laurence Tardieu, les mots nous happent.

« Quand j’écris, je plonge dans ce lac. Ce grand lac noir. Je vais à la recherche de quelque chose. Mais c’est loin, c’est si loin. J’ai peur, parfois, de ne pas pouvoir l’atteindre un jour. »

Ce livre est aussi un bel hommage à la photographe Diane Arbus.

4e de couverture :

À quoi cela a-t-il tenu ? À la solitude d’un jour d’automne, à la tristesse tenace de ces derniers mois, au souvenir inattendu du Jeu de paume où elle se rendait parfois enfant ? Peu de choses, en somme, qui conduisent Laurence T. à pousser la porte de l’exposition consacrée à la photographe Diane Arbus. Le choc, d’abord esthétique, devient peu à peu existentiel. La narratrice va revisiter son histoire personnelle et familiale à la lumière de celle de Diane Arbus, jumelle soudain découverte. Leurs histoires se répondent : l’enfance est privilégiée mais recluse, le désir de venir enfin au monde se confond avec celui de créer, les hommes et les enfants sont toujours là, essentiels. En partant à la recherche de Diane Arbus, Laurence T. va se reconnaître elle-même dans le miroir.
Ce livre entrelace souvenirs, évocations, scènes d’hier et d’aujourd’hui, rêves et fragments biographiques pour devenir le roman d’une rencontre et d’une quête, celle d’une vie enfin retrouvée.

Retrouver mes autres articles sur des livres de Laurence Tardieu :




 

4 commentaires:

Florence D a dit…

En effet, superbe hommage à Diane Arbus. Les vies de la photographe et de Laurence Tardieu sont étonnamment parallèles, c'est fou... Les mots sont très doux.

Marie-Laure a dit…

Contente qu'il t'ait plu, mais en fait je n'en doutais pas un instant :-)

Florence a dit…

Mais oui, je sais que tu me connais bien !

Marie-Laure a dit…

:-))