dimanche 9 octobre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan


Aux éditions JC Lattès
Entre récit et roman, ce livre relate la vie de la mère de Delphine de Vigan, Lucile. Un jour de 2008 Delphine découvre sa mère, morte. Elle venait de mettre fin à ses jours.
Le choc est brutal pour l’auteur. Peu à peu il lui apparaît qu’elle ne pourra pas écrire un nouveau roman tant qu’elle n’aura pas raconté sa mère.
Elle va alors partir dans une véritable quête auprès de ses oncles et tantes, d’amis proches - et de Manon, la sœur de Delphine - afin de redonner vie à Lucile : enfant, adolescente, jeune adulte, adulte et mère. Un vrai travail de fond de la mémoire au travers de lettres, d’enregistrements, de photos, d’écrits, de journaux intimes.
Delphine tente de comprendre, d’analyser, de savoir, de supposer. Elle extrait de toutes les informations réunies celles qui lui paraissent essentielles à ce que fut réellement sa mère.
Ce livre est puissant, sensible, pudique. Il fallait toute la délicatesse d’une fille aimante pour parler de cette mère qui a fait son possible pour supporter une existence où souvent elle ne se sentait pas à sa place.
J’ai été touchée par ce livre, admirative d’un tel travail, de la façon dont Delphine de Vigan pose les faits et ses propres questionnements sans juger, de sa belle et profonde écriture.
Remuer le passé ne se fait pas sans douleur…
Un livre magnifique.
Découvrir une interview de la romancière par le journaliste François Alquier.
4e de couverture :
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.
Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.
Après « No et Moi » et « Les Heures souterraines » tous deux traduits dans vingt-cinq pays), Delphine de Vigan nous offre une plongée bouleversante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis. Ce sont toutes nos vies, nos failles et nos blessures qu’elle déroule ici avec force.

1 commentaire:

Florence D a dit…

Comme toi Marie-Laure, je trouve ce livre magnifique. Alors que l'auteur "écrit sa mère", on découvre une famille disloquée, meurtrie, alors que tout semblait aller parfaitemet bien... Tout est dit sans tabou mais avec pudeur. L'écriture est belle, la construction originale.
On aura l'occasion d'en reparler ML !