Aux éditions de Minuit
Un
roman magistral, porté par une écriture d’une belle intensité. Dans cette
maison abandonnée, l’auteur remonte le fil d’un siècle de silences, de douleurs
tues, d’héritages invisibles. De guerre en guerre, de femmes effacées en
figures oubliées, l’auteur redonne vie à celles et ceux dont l’histoire s’était
évaporée dans les méandres du temps.
On
avance dans ce texte comme dans une maison hantée de souvenirs, pièce après
pièce, écoutant les murs, guettant les voix.
La
maison vide est un roman habité, lent et
vertigineux, une traversée intime où l’intensité affleure sans éclats.
On referme le livre bouleversé, comme à bout de souffle.
4e de couverture :
En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue
de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.
À l’intérieur : un piano, une commode au marbre
ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été
découpé aux ciseaux.
Une maison peuplée de récits, où se croisent deux
guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle,
mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de
celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles.
Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.







