En ressortant de la salle, on garde de belles images en tête, comme celle
de ces jeunes filles tout de rouge vêtues, embarquant sur des gondoles. Il y a dans
cette scène quelque chose d’à la fois beau et resserré : la grâce, et, en dessous,
la contrainte.
Damiano Michieletto nous plonge dans la Venise du xviiie siècle, au cœur de l’Ospedale della Pietà,
où vivent des orphelines vouées à la musique. Que ce soient lors des répétitions
ou des concerts, le spectateur est happé par la densité qui s’en dégage.
Au centre, Cécilia, violoniste talentueuse, qui écrit en cachette à une
mère qu’elle n’a jamais connue. C’est là que le film touche profondément :
dans cette solitude intime et silencieuse, qui dit tout d’une époque où la
liberté semblait hors de portée.
Entre Cécilia et Vivaldi se tisse une relation tout en pudeur et finesse.
La mise en scène, portée par une photographie à la bougie et des décors
somptueux, renforce cette atmosphère hors du temps.
Une belle fresque intime et émouvante…
Synopsis :
Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l'institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu'au jour où l'arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient bousculer sa vie et celle de l’Ospedale.







