Le cinéma japonais possède cet
art rare d’explorer les failles humaines avec une infinie subtilité. Ce film en
est une très belle illustration.
Riko se retrouve chargée des
funérailles de son frère avec lequel elle était fâchée. Alors qu’elle se montre
presque indifférente à sa disparition, elle va peu à peu le découvrir vraiment.
Au fil des souvenirs, des silences et de petites révélations, un homme se
recompose, différent selon celui qui se souvient. C’est là toute la force du
film : le disparu n’est jamais vraiment absent.
Le jeu des acteurs, d’une
justesse remarquable, porte cette délicatesse sans jamais forcer l’émotion. Le
récit mêle tendresse et humour discret, avance avec pudeur, sans jamais tomber
dans le pathos.
Un film qui laisse une empreinte — par sa douceur, et par tout ce qu’il dit, sans le dire, de ceux qu’on perd et de ceux qu’on croyait connaître.
Synopsis :
Entre Riko et son frère aîné, rien n’a jamais été simple. Même après sa mort, il continue de lui compliquer la vie : une pile de factures, des souvenirs embarrassants… et un fils ! Aux côtés de son ex-belle-sœur, elle traverse ce capharnaüm entre fous rires et confidences, et redécouvre peu à peu un frère plus proche qu’elle ne l’aurait cru.







