mercredi 8 janvier 2014

Flammes au vent...

Parcours de feu –









    













 
Samedi 21 décembre, alors que l’hiver prenait ses quartiers sur le calendrier nous offrant ainsi le jour le plus court de l’année, l’axe Majeur, lui, grâce à la compagnie Carabosse, s’enflammait de mille feux.
La pluie annoncée a été chassée par le vent qui s’en est donné à cœur joie, en jouant, malicieux, avec les flammes… Éole s’est invité à la fête sans rien demander à personne et en a magnifié le spectacle.
Des gens de tous âges étaient présents, allant et venant dans l’ombre de la nuit, unis à cet instant par la beauté ambiante.
Un chemin cerclé de feu s’ouvrait sur les douze colonnes, transformées pour l’occasion en un temple lumineux. Des pots remplis de flammes et accrochés tout le long des colonnes virevoltaient et dansaient aux quatre vents, face à l’élégant pont rouge en contrebas qui semblait inviter tout un chacun à pénétrer dans un monde magique, sous les feux de la rampe… Peut-être fallait-il passer par un tunnel secret pour rejoindre la pyramide incendiée au milieu de l’étang ! Les lumières artificielles des immeubles de la Défense, dressés sur l’horizon, s’effaçaient avec discrétion devant cet environnement inhabituel.
Des douze colonnes au pont rouge, des automates acrobatiques aux gestes répétitifs jalonnaient les marches, non loin de brasiers où il était agréable de se réchauffer. Le feu était partout, même à l’intérieur de boules tournantes devenues météorites sous la puissance des rafales.
Les appareils photo crépitaient derrière le regard des photographes tandis que des exclamations rythmaient l’air…
Un chanteur, sous un large parasol, égrenait des notes de musique sur une guitare électrique et offrait sa voix métallique aux passants. D’autres animations distrayaient les spectateurs et on en oubliait le froid rendu mordant par le vent qui n’en finissait plus de souffler.
Pas de doute, l’espace de quelques heures, au milieu de ce parcours de feu, le temps s’est arrêté.
Un avant Noël pour petits et grands…

Texte © Marie-Laure Bigand

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