mercredi 6 février 2013

Par’Ange de Laure Verschuère


 

 
En partant d’un fait divers abominable (l’assassinat d’un enfant à coups de couteau), l’auteur dresse, avec beaucoup de finesse, le portrait de chacun des protagonistes : de l’enfant assassiné, au meurtrier, en passant par les proches, les amis, les voisins, les personnes chargées de l’enquête…

Sous la plume de Laure, tous les sentiments défilent : l’effroi, la stupeur, la colère, la haine, le chagrin, la vengeance…

L’auteur se glisse dans la tête de chacun ; comment une telle chose a-t-elle pu arriver dans un endroit aussi paisible ? Comment se remettre d’un tel drame ? Et surtout pourquoi une telle barbarie ?

Quand certains réussiront à reprendre le cours normal de leur vie, d’autres seront rattrapés par leurs propres démons.

On ne sort pas indemne d’une telle lecture. Le sujet était périlleux, et Laure Verschuère a su le traiter avec le recul nécessaire sans jamais tomber dans le voyeurisme.

4e de couverture :

Le roman « Par’ange » est une composition de l’auteure prenant point de départ sur ce que furent les dernières heures d’un enfant de presque onze ans lors d’un fait divers qui la marqua profondément. Elle déroule le cheminement de l’esprit et des actes d’un criminel ; la torture intellectuelle et physique de ceux qui ont dû subir la perte de cet enfant. Elle explore le chemin du refus de la finalité d’une barbarie gratuite et la diversité des attitudes de tous ceux qui de près ou de loin interviennent en de telles circonstances.

Le personnage principal de ce roman n’est ni le tueur, ni sa complice, ni cet enfant perdu ou bien sa famille dans la douleur, mais plus de ressentiment, la réaction de toute une population proche ou lointaine de lui, par de fines approches psychologiques individuelles proposant une vision d’un émoi global face à une injustice.

Ce roman amène le lecteur à la réflexion mais aussi à la compassion et, idéalement au respect de la vie. 

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