mercredi 3 novembre 2010

Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti


Un homme, une femme qui se rencontrent… Rien d’exceptionnel, c’est même plutôt courant et dans l’ordre des choses ! Sauf qu’ici ces deux personnes n’ont pas grand-chose en commun, à part l’amour qui les unit : un amour qui fait battre le cœur très fort ; qui les transporte comme jamais ils n’ont été transportés ; qui illumine les visages, d’un sourire d’été pour elle, d’un sourire à faire se décrocher la lune pour lui.
J’ai adoré ce livre, pour son écriture, pour cet homme et cette femme empruntés dans un amour qui les dépasse, par l’émotion que l’on ressent tout au long de la lecture, par l’humour, la tendresse. Un roman à savourer emmitouflé dans une couverture, ou au coin d’une cheminée, ou allongé sur un tapis, les jambes légèrement surélevées, ou en attente de quelque chose quelque part… Bref vous l’aurez compris, une fois le nez dedans, c’est notre cœur à nous qui bat la chamade !
Un tout petit bémol cependant, le choix de la couleur du papier : rose ! Je n’ai rien contre le rose, dans la journée pas de problème, mais le soir, à la lumière artificielle, mes yeux avaient beaucoup de mal…
4ème de couverture :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d’â côté, dont l’apparence l’agace autant que le tombe avec sa stèle tape-à-l’œil.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d’humour et d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il s’énerve contre la « Crevette » qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d’un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu’ils soient tous deux éblouis.
C’est le début d’une histoire d’amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l’un de l’autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l’opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d’étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes.

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